Assainissement

Assainissement collectif par lagunage.  Haut de la page

En 1993, la commune de GUEVENATTEN décide de mettre en place un système d’assainissement collectif, dans le but de se mettre en conformité avec la loi sur l’eau de 1992.
Après une étude comparative entre deux solutions de traitement, la commune de Guevenatten a opté pour un lagunage naturel constitué de deux bassins à microphytes et d’un troisième bassin à macrophytes. Le choix s’est porté sur ce procédé compte tenu du faible coût d’investissement et de sa bonne intégration au site.
En effet, celui-ci correspondait le mieux aux exigences liées à la taille de la commune et au niveau de traitement nécessaire pour la dépollution des effluents. Ce projet conjugue un bon rendement, une grande fiabilité ainsi qu’une simplicité de fonctionnement.

La disponibilité d'un terrain communal en contrebas du village, la nature imperméable du terrain et le coût raisonnable du projet sont, avec les éléments précédemment cités, les facteurs qui ont fait retenir le procédé par lagunage naturel.
C'est le bureau d'étude SINBIO de MUTTERSHOLTZ (Bas-Rhin) qui a été chargé le la maîtrise d'oeuvre.

Ce système d’épuration, conçu pour 200 habitants, a été mis en service en 1995, grâce aux différentes aides du Conseil Général du Haut-Rhin et aux subventions Européennes.

Principe de fonctionnement Haut de la page

Le procédé d’épuration par lagunage recrée les conditions d’auto-épuration du milieu naturel. Le bon fonctionnement d’un lagunage repose sur l’équilibre entre différents groupes d’espèces animales et végétales (bactéries, zooplanctons, algues et plantes aquatiques). La photosynthèse joue un rôle moteur.

En effet, les algues produisent de l’oxygène par photosynthèse. Cet oxygène sert aux bactéries pour minéraliser et assimiler la matière organique, d’où production de gaz carbonique, de nitrates, et de phosphates. Les sels minéraux sont nécessaires à la prolifération des algues, et ainsi de suite…


Ci-dessus, un schéma représentant le mode de fonctionnement du lagunage.

Au fond de la lagune se déposent les matières décantables, elles sont extraites régulièrement du système, afin de maintenir le bon fonctionnement des installations. Le premier curage du lagunage a été réalisée en 2004 par la société AGRIVALOR (22, Rue des Forges - 68560 BETTENDORF), les boues ont été épendues.
Une Synthèse des registres de l'année 2004 a été réalisée dans le cadre de cette opération.

 

Le deversoir d'orage  Haut de la page

Une conduite en béton assure l'amenée des effluents au déversoir d'orage. Celui-ci a pour mission d’évacuer directement dans la nature le surplus d’eau en cas de fortes pluies. Il contient un système de dégrillage pour empêcher que divers éléments, tels que des feuilles ou des objets flottants puissent se retrouver en pleine nature.

 

Le degrilleur Haut de la page

En aval du déversoir d'orage, les eaux transitent via un dégrilleur manuel, puis un canal de comptage permettant d’effectuer des mesures de débits.

 

Lagune primaire Haut de la page

L'ouvrage d'entrée de la première lagune est composé d'une cloison siphoïde qui permet de retenir les graisses et les objets flottants.

Le premier bassin de lagunage a une surface de plan d'eau de 1200 m² avec une profondeur de 1,5m. L'eau y séjourne 25 jours par temps sec et 15 jours minimum par temps de pluie.

Dans le premier bassin, une surprofondeur de 0,50m séparée du reste de la lagune par une digue, accumule les boues décantées en entrée de bassin. Une vanne de vidange permet de baisser le niveau d'eau afin de réaliser des opérations de maintenance et notamment le curage des boues.

 

Lagune secondaire Haut de la page

Le deuxième bassin de lagunage à microphytes (plante de petite taille agissant avec la photosynthèse) a une surface de 700 m² et une profondeur de 1,2 m permettant un temps de séjour des eaux de quinze jours en temps sec et de huit jours par temps de pluie. Une vanne de vidange permet de baisser le niveau d'eau afin de réaliser des opérations de maintenance.

 

Lagune tertiaire Haut de la page

Le troisième bassin, à macrophytes (plantes de grande taille, telles que des roseaux), a également 700 m² et une profondeur de 0,40m permettant un temps de séjour des eaux de six jours par temps sec et de trois jours par temps de pluie.

Avant la sortie, les eaux sont filtrées par une digue de gravier afin de retenir les matières en suspension. Le niveau d'eau y est réglable grâce à un coude mobile fixé dans le regard de sortie.

Avant le rejet de l’eau dans la nature, celle-ci passe par un canal de comptage où le Laboratoire de Contrôle installe, lors de ses visites, un débitmètre permettant de quantifier le volume rejeté.

Son intégration dans le paysage a été complétée par la plantation d'une haie rurale sur les cotés latéraux et à l'arrière du site.

Le branchement y est obligatoire pour toutes les zones desservies. Ce système est aujourd'hui pleinement opérationnel et fonctionne parfaitement comme peuvent l'attester les comptes-rendus de visites et d'analyses réalisés par le Laboratoire de Contrôle.


Assainissement non collectif Haut de la page

La fin de la rue principale en direction de Soppe-le-Bas, le chemin des étangs et le chemin du moulin sont concernés au titre du contrôle obligatoire de la qualité des rejets par leur classement en zones d'assainissement non collectif.

La vidange des fosses est obligatoire et doit être réalisée tous les quatre ans.


Quelques termes techniques usuels  Haut de la page

  • DCO : Demande Chimique en Oxygène, c'est la consommation d'oxygène dans les conditions d'une réaction d'oxydation, en milieu sulfurique, à chaud en présence de catalyseur;
  • DBO : Demande Biologique en Oxygène, elle correspond à la consommation d'oxygène en 5 jours, à 20°C, résultant de la métabolisation de la pollution biodégradable par des micro-organismes de contamination banale des eaux;
  • MES : Matières En Suspension, ce sont les boues et autres matières minérales ou organiques en suspension véhiculées dans les eaux usées;
  • MA : Matière Azotées, elles donnent des indications sur la pollution organique;
  • MO : Matières Oxydables;
  • MP : Matières Phosphorées;
  • MI : Matières Inhibitrices;
  • NH4 : forme d'azote ammoniacal;
  • NTK : forme d'azote Kjeldahl : quantité d'azote exprimée en N correspondant à l'azote organique R-NH2 et à l'azote ammoniacal;
  • NO3 : azote nitrate;
  • NO2 : azote nitrite;
  • pH : caractère acide ou alcalin des eaux;
  • Pt : Phosphore total, correspond à la somme du phosphore contenu dans les orthophosphates, les polyphosphates et le phosphate organique;