Présentation

Toponymie  Haut de la page

Kenonet: 1421 (rôles de Saint Morand)Armoiries (1977): D'azur à trois cabanes d'or, ouvertes et ajourées du champ, posées deux et une.
Geffenat: 1460
Gevenant, Gevenatten: 1574
Geeffnat: 1576 (Specklin)
Gävematt: 1580
Gebenat, Gaivenatte, Geuewenhatte: 1769

Le nom de Guevenatten dérive du nom latin " capanna " qui signifie cabane.

 

Armoiries (1977): D'azur à trois cabanes d'or, ouvertes et ajourées du champ, posées deux et une.


Histoire  Haut de la page

Village de la seigneurie de Thann, rattaché à la prévôté de Traubach et au comte de Ferrette jusqu'au traité de Wesphalie en 1648. Guevenatten est cité pour la première fois à la fin du XIV ème siècle, mais d'origine probablement plus ancienne.

Le monastère de Feldbach y avait une cour colongère qui lui devait, entre autre, des poules et de l'avoine. Guevenatten ne surgit que tardivement sur les papiers du couvent de Felbach, datant de 1399 et publiés par Dublod (1958), ce monastère avait là un censitaire. En 1420, Guevenatten se trouve sur les rôles du couvent Saint-Morand.

Le village fut longtemps inféodé à la famille de Reinach jusqu'à la fin du XVII ème siècle. Au 18ème siècle, il en est question dans les archives de l’Oelenberg, sous la forme très proche de la primitive « Gebenat ».

Histoire

Plus tard , Guevenatten est souvent cité dans les archives de la seigneurie de Thann. Le village faisait partie de la mairie et de la paroisse de Traubach, qui dépendait de Thann. Entre Guevenatten et Hecken se trouvait le village disparu de Linden. Son nom apparaît en 1581 dans un urbaire de Thann avec les villages de Falkwiller, Hecken et Sternenberg. Linden a été déserté pour des raisons inconnues, Schoepflin dit que les habitants qui sont allés s'installer à Hecken démolirent eux-mêmes leurs maisons.

En 1837 fut établi le plan cadastral de la commune sur une seule section. On y voit une cinquantaine de maison. En 1865, le dictionnaire topographique de Baquol y signale l’existence d’un moulin à blé.

Le 6 octobre 1832 un terrible incendie ravagea le village. Le feu prit dans la maison de M. Jacques Maillard située au milieu du village. En quelques heures une vingtaine de maisons avec granges et étables devinrent la proie des flammes. Cent onze personnes perdirent non seulement leurs habitations, mais en raison de la rapidité et de la fureur de l'incendie elles furent privées de leurs provisions et de leurs vêtements. "85 Etat de la répartition et distribution de trois cents francs faites par moi Antoine Georges Zimberlin (Zimberlin Antoine-Georges, de Ferrette, abbé : 84, 85, 86, 153, 154, 193, 224, 734, 959), curé de Traubach-le-Haut, aux incendiés de Guewenatten, le 25 janvier 1833. - 2 p. ms. Papier. Français".

Histoire religieuse  Haut de la page

Guevenatten fait partie d'une paroisse dont le siège se situe à Traubach-le-Haut. L'église actuelle, dédiée à Saint Jean Baptiste, date de 1785 et se dresse sur l'emplacement de l'église-mère datant du XVème siècle.

Après avoir souffert des vicissitudes du temps et devant l'accroissement de la population, il est décidé d'un agrandissement de l'église. Mais suite à diverses constatations, il est décidé de l'arracher et de la reconstruire au même emplacement et avec la même orientation. Un plan datant de 1780 permet de visualiser la superposition des deux bâtiments.

Vue intérieure La nef est payée par la paroisse avec la répartition suivante: 1/9 pour Guevenatten, 2/9 pour Bréchaumont, 3/9 pour Traubach-le-Haut et 3/9 pour Traubach-le-Bas. Le cœur, le clocher et la sacristie sont payés par les décimateurs avec la répartition suivante: le baron de Reinach seigneur de Heidwiller et son frère seigneur de Froeningue pour 4950 livres, le chapitre de Thann pour 3031 livres, le chapitre des Dames nobles de Masevaux pour 1048 livres, le chapitre de Bâle pour 1010 livres, le prieuré Saint Morand pour 986 livres et enfin le couvent de Schoenensteinbach pour 540 livres. Les travaux débutèrent en 1780, les pierres furent charriées par trois voituriers de Guevenatten. Le 17 juin 1782, Bréchaumont fait savoir qu'elle ne veut plus participer à la construction étant donné qu'elle a un terrain pour élever sa propre église. Le même jour, le bailli du département de Delle constate que Guevenatten ne peut payer sa quotte part, ses forêts étant trop petites. Les travaux sont toutefois menés à leurs termes et Bréchaumont ne se sépare qu'en 1843 de la paroisse.

Dans la commune, une chapelle est dédiée à Sainte Apolline. La légende que voici, serait à son origine: des dames nobles de l'abbaye de Masevaux revenant d'un voyage dans le sundgau faillirent périr dans un accident. Leurs chevaux s'étaient emballés et, seule une intervention miraculeuse arrêta l'attelage au milieu du village.

Guevenatten - Autre vue intérieure de la Chapelle

Qui étaient les dames nobles de Masevaux?

Après la mort accidentelle du fils unique du prince Mason, celui-ci abandonne tous ses biens temporels afin d'aider à la création d'un monastère. Ce monastère est très vite transformé en chapitre de dames nobles, sous l'invocation de Saint-Léger.

La communauté, composée de 8 à 10 chanoinesses, présidée par une abbesse, avait la charge de veiller la dépouille du jeune comte.

En remerciement d'avoir la vie sauve, les dames nobles de Masevaux firent construire une chapelle dédiée à Sainte Apollinaire et à Sainte Apolline dont le culte a été propagé à travers tout le sundgau par l'abbaye de Lucelle.

Qui est Sainte Apolline? Vierge et martyre, elle vécut au 3 siècle après Jésus Christ, à Alexandrie. Modèle de vertu, elle subit avec d'autres chrétiens de nombreuses persécutions. On lui brisa les mâchoires et on la menaça d'être brûlée vive hors de la ville si elle n'adjurait pas sa foi. Elle demanda un temps de réflexion et en profita pour s'enfuir et se jeter elle-même dans le feu le 9 février 249, sous le règne de l'empereur Philippe. Ce "suicide" fut considéré comme un acte réalisé par une sainte impulsion de l'esprit divin "P. Gury, vie des Saints, Paris 1862" et Apolline fut canonisée.


Personnalite marquante  Haut de la page

Jean-Baptiste Ellerbach, curé et guérisseur

Jean-Baptiste Ellerbach, né en 1850 à Guevenatten, décédé en 1924, est connu des historiens par ses travaux, et plus particulièrement par son important ouvrage sur la guerre de trente ans en Alsace. Curé de Carspach, il y construisit une institution de santé prenant en compte la méthode Kneipp, propriété plus connue sous le nom d'Institut Sonnenberg. La société d'histoire de la Hochkirch à Sierentz a publié en 1987 une biographie de ce personnage.

Ellerbach
Jean Baptiste Ellerbach

Curé à Geispitzen puis à Carspach, l'abbé Ellerbach a fondé un institut hydrothérapique. Il était à la fois prêtre, historien et guérisseur.

LA SOCIÉTÉ d'histoire de la Hochkirch et de Haute-Alsace a publié en 1987 une biographie signée de Gérard Rapp sur « Jean-Baptiste Ellerbach, une vie au service des Hommes ». Fils de cultivateur, il est né à Guevenatten, le 18 juin 1850. Il a fréquenté la petite école du village qui était, comme le mentionne Gérard Rapp dans sa biographie, « à l'époque, une charge importante pour la petite commune de 318 habitants ». Son instituteur remarque très vite « cet enfant doué » et conseille à sa famille de le faire étudier au collège épiscopal de Lachapelle-sous-Rougemont. C'était un grand sacrifice financier pour eux, mais ils ont accepté. Durant ses études Jean-Baptiste Ellenbach ne connu que « travail, austérité, discipline », et comme distraction, la promenade dominicale.

LA GUERRE DE TRENTE ANS Haut de la page

Il fut ordonné prêtre en 1873 et devint curé de Geispitzen de 1885 à 1895. « Rien ne paraissait devoir interrompre le cours de ses pieux labeurs, les loisirs de JB Ellerbach étaient remplis utilement par des recherches historiques ; il fouillait les archives des grandes villes dans le but de publier une histoire détaillée de l'Alsace pendant la guerre de Trente ans ». Un jour, il fut bouleversé par les livres d'un prêtre médecin allemand, Sébastien Kneipp. Les biographes de Sébastien Kneipp rapportant qu'il était né en Bavière en 1821. Très pauvre, il a contracté la tuberculose. Un jour, il est tombé par hasard sur un petit livre sur « de la puissance curative de l'eau froide », d'un certain Dr Hahn. Il mit en pratique l'enseignement de ce dernier et obtint une guérison totale. De prêtre, il devint médecin son altruisme le poussa à se pencher sur les « êtres souffrants ». Il a étudié et expérimenté cette science de l'eau, de nombreux malades, venus le voir ont été guéris avec succès, Kneipp a été bientôt connu du monde entier. Fasciné par l'expérience de ce prêtre médecin J.B. Ellerbach souffrait lui aussi d'un emphysème au poumon droit, et adapta la méthode de l'abbé Kneipp et guérit lui aussi. Il conseilla à d'autres les remèdes et obtenait de bons résultats. « Il y avait à Geispitzen des malheureux abandonnés par les médecins » rapporte son biographe, qui estime que Jean-Baptiste Ellerbach a lancé le défi à la science.

GUÉRISONS  Haut de la page

Rosine Haby habitait Geispitzen, âgée de 45 ans. Gérard Rapp raconte qu'« elle souffrait depuis six ans d'une paralysie des nerfs et des membres. Continuellement alitée, couverte de plaies, sa vie était une énigme en égard au peu de nourriture qu'elle prenait, une vie humiliée dans la souffrance ». L'abbé Ellerbach lui a proposé une cure d'eau. Après huit jours de soins, la malade s'asseyait dans son lit, après trois semaines, elle marchait, six semaines plus tard elle vint remercier le curé qui l'avait guérie. A l'Auberge que tenait ses parents, elle pouvait désormais raconter la fin de sa maladie. Joseph Rasser était lui aussi un « cas » que ses médecins avaient condamné. Il avait 20ans et attendait l'onction des malades. La méthode curative par l'eau l'a remis sur pied, et il atteint l'âge de 91ans. Devenu « le Kneipp alsacien » l'abbé Ellerbach devint la cible d'attaques de la part des docteurs, auxquelles il répondait par... le silence. Cependant, il était difficile pour lui de « cumuler » la fonction de prêtre et celle de médecin. Il souhaitait se consacrer exclusivement aux malades en fondant un établissement. L'évêque finit par lui donner son accord. Il parti de Geispitzen regretté par ses paroissiens mais « guidé par sa foi et sa volonté ».

CHÂTEAU À VENDRE  Haut de la page

Le curé de Carspach lui apprit que le château de Sonnenberg était à vendre. Ce luxueux château au site heureux avait été édifié en 1818 par la baronne Philippine de Reinach-Hirtzbach. En 1894, J.B. Ellerbach, en fit un établissement hydrothérapique suivant la méthode Kneipp qui jouissait d'une grande réputation. L'abbé fit aussi les démarches pour l'obtention d'une station de chemin de fer sur la ligne Altkirch-Ferrette, pour la pose d'une conduite d'eau et d'une centrale électrique. Durant leur cure, les malades bénéficiaient d'un bureau de poste, d'un salon de coiffure, bazar, d'une salle de théâtre, bibliothèque, d'une chapelle ainsi que d'une imprimerie dont les bénéfices finançaient les cures pour les personnes sans ressources.

LA FIN DE L'INSTITUT  Haut de la page

Lorsque la guerre éclata en 1914, l'institut Sonnenberg était en plein essor. Les curistes affluaient de partout. Le village fut évacué et le Sonnenberg dû fermer ses portes. L'abbé Ellerbach du « assister impuissant, à la destruction de l'ouvrage de sa vie ». Le Sonnenberg fut démoli de fond en comble le 13 avril 1915 sous le feu de l'artillerie. En 1918, l'abbé Ellerbach revint à Carspach après quatre années de souffrance. « Il accepta la fonction de curé et fit reconstruire son cher Sonnenberg, dans un style alsacien ». Gérard Rapp raconte comment, le 31 mars 1924, « Dieu rappela à lui ce bon et fidèle serviteur, qui avait su mettre au service de l'humanité souffrante sa profonde intelligence et son noble coeur, ses forces et son temps, tout son être et son génie. »

Un article également sur J.B. Ellerbach dans le n° 4 de la « Lettre de la Hochkirch », une publication de la Société d'Histoire qui vient de paraître.

L'institut Sonnenberg, où l'abbé Ellerbach guérissait par l'eau, est aujourd'hui une école privée.

Texte repris d'un article d'Annie RUNSER publié dans le journal l'Alsace du 16 avril 1999.


Patrimoine  Haut de la page

  1. Quelques maisons à colombages datent du XVIII ème siècle.

  2. Trois croix de pierre de 1735, 1785 et 1933 se trouvent sur le territoire de la commune.  Haut de la page

    • La plus belle et la plus ancienne croix de Guevenatten se trouve à la sortie du village, à l'embranchement de la route conduisant vers Sternenberg, au lieu-dit " Beim Kreuz " et aurait, selon les dires des habitants, été érigée à l'occasion d'une mission.
      La croix a une forme particulière, ses extrémités entourent un panneau central où, dans un quatre feuilles est sculptée la scène de la crucifixion : le Christ en croix flanqué de la Vierge et de Saint-Jean.

      Sur le fût en-dessous de la ferrure apparente (la ferrure a été démonté lors de la restauration de la croix), se trouve un écusson entouré de palmes qui porte le texte suivant : "Got zue EHREN, H.D.D.F. 1735",ce qui signifie, A la gloire de Dieu, suivi des initiales des donateurs de la croix ainsi que la date d'érection.
      Plus bas sur le fût, avant la moulure en cavet, on voit l'image d'un saint en costume d'évêque, avec mitre et crosse, tenant un livre à la main, qu'on présume être Saint Apollinaire, premier évêque de Ravenne où il fut envoyé par Saint Pierre.

      Quatre tilleuls ont encadré ce coin voué à la dévotion populaire. Le dernier de ces tilleuls n'a pas résisté à la tempête de 1999. Ce même jour, la croix est tombée au sol déséquilibrée par la chute de l'arbre qui écrasa l'abri-bus. La municipalité a fait restaurer et remettre en place cette croix par Mann Alsagranit de Kingersheim. Quatre tilleuls y ont été replantés.

    • A la sortie du village, en direction de Traubach le Haut, se dresse la dernière croix de Guevenatten, une croix simple, sans prétention, datée de 1785, quelques années avant que la Révolution ne fasse table rase de ces témoins de la piété populaire.
      Il paraît que cette croix fut ensevelie durant cette période trouble et remise en place une fois le calme revenu.
      Dans le médaillon, se trouve un Christ sans croix.
      Plusieurs couches de peintures ont couvert toute la surface.
      Cette croix a été restaurée par Mann Alsagranit de Kingersheim en même temps que celle située à l'embranchement vers Sternenberg.

    • La croix de la mission :  Haut de la page

      On ne peut manquer d'apercevoir, un peu au-delà de la mairie-école, une croix élevée lors de la mission tenue en 1933.

      Ce monument porte sur le socle pyramidal une plaque en marbre blanc avec les mots " Mission 1933 / Also hat Gott dich geliebt , mein Jesus Barmherzigkeit " (Mission 1933 / Ainsi Dieu t'a aimé, mon Jésus miséricordieux).

      La croix porte un assez grand Christ en fonte de fer, repeint en 1986 en blanc, brun et rouge.

      Le tout est entouré d'une grille en fer peinte en blanc et bien fleuri par une bénévole.

  3. Le puit couvert.  Haut de la page

    Datant de la fin du XVIIIème / début XIXème siècle et profond de 18 mètres, ce puits privé (non accessible au public) est couvert par un édifice à colombages coiffé d'un toit à quatre pans à tuiles plates (Biberschwantz ou queue de castor), probablement pour éviter que quelqu'un ne tombe dedans et que l'eau potable ne soit souillée.

    Il dispose d'un mécanisme à roue qui permettait autrefois de remonter l'eau potable à l'aide d'un seau. Un axe en bois de quarante centimètres de diamètre permettait à la corde
    de s'enrouler et une grande roue de charrette servait de volant de manoeuvre.

    Puit couvert de Guevenatten

  4. La Chapelle Sainte Appoline.  Haut de la page

    C'est au bord de la rue unique, la départementale 14 bis, presqu'au milieu du village, que se dresse la chapelle Sainte Apolline.
    En 1892, la chapelle très vétuste fut reconstruite grâce aux dons des fidèles; les deux voisins les plus proches, cédèrent chacun un bout de terrain et la nouvelle chapelle fut reconstruite plus grande et légèrement à la droite de la précédente.

    Le 4 septembre 1892, le curé de Dannemarie, en présence du révérend père Ellerbach curé de Geispitzen, des curés Schilling de Traubach, Georges d'Eteimbes, Merckly de Saint-Cosme, Dufour de Bréchaumont, Rohmer de Bretten et du vicaire Kelbert de Traubach, célèbre la bénédiction du nouveau sanctuaire Sainte Apolline, après l'abandon de Saint Apollinaire.

    Cliquez sur la photo
    Chapelle de Guevenatten
    http://j-ehret.com


    Le chœur de la petite chapelle abritait un autel qui se trouve maintenant à Traubach le Haut et deux anges en bois provenant de Weckolsheim près de Neuf Brisach. Une profusion de statues de la Vierge et une de Sainte Apolline disposées sur les deux autels latéraux ainsi qu'une grotte de Lourdes réalisée par une religieuse du couvent de Bellemagny complétaient sa décoration.

    Au mur, était suspendu un chemin de croix, peint sur toile en 1790 par Madeleine NEYSSER originaire de LAUTENBACH-ZELL. Une cloche fut également installée dans le clocheton au-dessus de la porte d'entrée. La chapelle a perdu la plus grande partie de son mobilier. De Sainte Apolline, il ne reste que le vitrail.
    Les autels latéraux ont disparu. Deux statues en plâtre de l'Immaculée Conception et de Saint-Joseph à l'Enfant Jésus comblent le vide.
    Le chemin de croix a été brûlé, estimé sans valeur par le curé de la paroisse. Seuls les deux anges décorent encore le chœur.

    Cliquez sur la photo
    Chapelle de Guevenatten
    http://j-ehret.com


    Les municipalités successives ont fait réaliser différentes restaurations de la chapelle du village.
    En 1988, la commune a procédé à des travaux de restauration extérieure de la chapelle (A savoir des travaux de couverture, zinguerie, étanchéité et crépi du clocheton). Ces différents travaux ont été effectués par l'entreprise HENNEQUIN de CHAMPLITTE.

    EN 1989, l'entreprise SCHWOB de TRAUBACH le BAS a réalisé les travaux de carrelage dans la chapelle et le crépissage du chœur de la nef. La rénovation extérieure a été réalisée en 2003 par :

    • l'entreprise VLYM de BARTENHEIM pour les travaux de ravalement des façades.
    • l'entreprise WIRTH de BRUNSTATT pour la réfection du toit du clocher en cuivre, la rénovation de la croix et la pose d'une girouette avec coq.
    • l'entreprise LIEBY de HAGENBACH pour le sertissage complet des 9 vitraux.

Economie  Haut de la page

Depuis la fin de la dernière guerre mondiale les 2 cafés ont été fermés. On note en 1943 la disparition du dernier sabotier et en 1971 la cessation d’activité du forgeron. En 1992 ouvre un relais fermier qui cessa son activité en 1998. L’activité économique à ce jour se résume à deux exploitations agricoles, une société immobilière et deux gîtes.


Topographie  Haut de la page

Situé à 6 km au nord-ouest de Dannemarie, ce village-rue occupe un site assez rare dans le Sundgau, puisqu'il est perché sur la ligne des crêtes séparant les vallées du Traubach et du Soultzbach, tous deux affluents de la rive gauche de la Largue.FRANCE
Guevenatten s'allonge le long de la R.D.14 bis reliant la RN83 (Route Nationale 83)  à Dannemarie par Traubach-le-haut.
Au nord du village côté Sternenberg, vient se greffer la RD32V (Route Départementale 32 V), c'est également le point haut de la commune qui culmine à 370m, qui rejoint également la RN83 par Sternenberg et Diefmatten.
C'est un village qui a conservé son caractère rural.
La surface du ban est de 217ha, l'espace agricole utilisé représente 87,2%. La surface boisée, comprise dans l'espace agricole, est de 58ha dont 35ha de forêt communale.
Guevenatten fait partie du pays du Sundgau, de l'arrondissement d'Altkirch et du canton de Dannemarie.

L'altitude de la commune est très variable :

  • Dans le vallon du Traubach elle est de 319m côté Bellemagny / Saint-Cosme et de 313m à la limite Traubach-le-haut / Bréchaumont.
  • Sur la route départementale RD14bis en venant de Traubach-le-haut elle est de 358m et à la sortie vers Soppe-le-bas elle culmine à 370m.
  • Du côté vallon du Soultzbach on trouve le point le plus bas de la commune à 308m.

Pourquoi, les hommes se sont ils installés sur les hauteurs? Le mystère reste encore entier.


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Archeologie  Haut de la page

En 1939, M.Schwindenhammer, a trouvé un éclat de silex blanc laiteux muni d'un bulbe. On note également qu'une route romaine sous le nom de " Alte Weg " venant de Dannemarie et se dirigeant vers Masevaux traverse le ban du village. Le village a été fondé sur la même crête que le château du Hochburg (vieux château de Traubach) dans le prolongement de celui ci.

Le 3 juin 1999, Monsieur Michel Thomann est autorisé à procéder à une opération de prospection sur le ban des communes de Bellemagny, Bréchaumont, Bretten, Dieffmatten, Guevenatten, Saint-Cosme, Sternenberg et Traubach-le-Haut par la Direction régionale des affaires culturelles (dépendant du Ministère de la culture et de la communication). Ces recherches se sont déroulées sous la surveillance du conservateur régional de l’archéologie afin d’assurer le bon déroulement scientifique de l’opération. La nature et la chronologie des découvertes inscrivent la prospection dans les programmes de détection des sites du mésolithique et du néolithique. Les découvertes se traduisent par des déchets de taille, ratés de taille, outils polis, outils taillés, grattoirs, haches, lames, meules, perçoirs, burins, etc..


Chasse  Haut de la page

Le lot de chasse mis en location pour 9 ans présente les caractéristiques suivantes :

  • Surface : 204 ha.
  • Limites : les limites sont celles du ban de la commune de Guevenatten, déduction faite des zones d'urbanisation actuelle et future.
  • Remarques particulières : le lot de chasse est traversé par un circuit VTT et par les cavaliers de l'association du Ranch des cerisiers.
  • Une convention de gré à gré a été signé entre la commune et le locataire de la chasse communale pour la période allant du 2 février 2006 au 1er février 2015.

Petrole  Haut de la page

En 1987, des recherches pétrolifères ont été réalisées sur notre commune par l'entreprise britannique "Enterprise Oil". Cette année là, seul trois forages ont été réalisés en France. Les résultats de ces recherches ne nous ont pas été communiqués. Des rumeurs laissaient entendre que du pétrole a été trouvé mais qu'il n'était pas arrivé à maturité.

Forage pétrolier


La foret communale  Haut de la page

La forêt communale représente une superficie de 35 ha 57 a 87 ca. Vous trouverez dans le document de REVISION D'AMENAGEMENT FORESTIER 2003-2022
réalisé par l'Office National des Forêts l'ensemble des informations concernant notre forêt communale.